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Caisse d'Epargne Riviera

200 ans de proximité

En 2014, une Institution veveysane a célébré ses 200 ans. Fondée le 19 décembre 1814 par de visionnaires philanthropes, la Caisse d'Epargne Riviera (Caisse d'Epargne du District de Vevey jusqu'en 2008, renomée par suite de modification des districts vaudois) est l'une des banques actives les plus anciennes de Suisse.

Ancrée dans une région, la Riviera vaudoise, la CER a accompagné plusieurs générations d'hommes et de femmes, d'entrepreneurs et de bâtisseurs, dans la réalisation de leurs projets. 

En 2014, afin de les remercier de leur précieux soutien, la CER a offert à ses sociétaires et ses clients plusieurs occasions de célébrer cet anniversaire grâce à un programme riche en festivités.

Retour sur les activités qui ont marqué cette année exceptionnelle...

200 ans de proximité, 200 ans à vos côtés.

Événements

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Photos

200 ans de proximité (1814-2014)

Mardi 04.02.2014

L'histoire illustrée de la banque a été imaginée et présentée par son directeur Alexandre Gauthier-Jaques, le 4 février 2014 au Théâtre de Vevey.

A cette occasion, le livre du Bicentenaire a été remis en cadeau à chacun des hôtes présents.

Ce livre a été conçu tel un projet par un groupe de personnes qui se sont engagées pour produire un concept illustrant la Riviera vaudoise et la place naturelle occupée par la Caisse d'Epargne Riviera dans le financement immobilier : l'historien Gianni Ghiringhelli, le photographe Edouard Curchod, la graphiste Marie Lusa, l'entreprise Genoud SA. Il a été réalisé grâce à l'engagement du chef de projet Juri Steiner et Anne-Outram Mott, des administrateurs de la banque François Margot, Jean de Gautard et Bernard Daniel, des collaborateurs Myriam Mermod, Pierre-Alain Ladine et Denis Aebischer. La direction de la Caisse d'Epargne Riviera leur est infiniment reconnaissant pour l'excellence de leur travail et l'agréable climat dans lequel s'est manifesté leur collaboration active.

 


Presse

Découvrez les articles de Presse du Bicentenaire

Publié le jeudi 03.07.2014

Article de presse paru dans le journal "24 Heures" - Cabanes artistiques et visites guidées à Vevey

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Publié le mercredi 02.07.2014

Reportage de "Couleurs Locales"



Publié le lundi 23.06.2014

Reportage de "La Télé"



Publié le mardi 04.02.2014

Article de presse paru sur le site Internet de la ville de Vevey - La Caisse d'Epargne entame l'année de son bicentenaire

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Historique

Après un début de XIXème siècle chaotique, caractérisé par des idées révolutionnaires et leur lot de changements brutaux, la stabilité renaît, dans notre région, avec la création du Canton de Vaud. Dans ce contexte, la Société d'Agriculture et d'Economie générale, dont les membres se considèrent comme des "amis du bien public", jette les bases d'un établissement bancaire poursuivant un objectif philanthropique.

La Caisse d'Epargne de Vevey est fondée le 19 décembre 1814, donnant une suite favorable à une souscription ouverte la même année auprès des citoyens veveysans.

Elle est la pemière banque fondée en terre vaudoise, comme le rapporte un article de la Gazette de Lausanne paru le 2 février 1816. Cet article salue l'utilité d'une telle institution. En effet, les Caisses d'Epargne fondées à cette époque ont comme objectif social de placer en sureté les avoirs des citoyens modestes.

Le 1er janvier 1815 la Caisse d'Epargne de Vevey accueille ses premiers clients à la Croix Blanche, très certainement la maison de la Harpe, située place de l'Ancien Port. Madame Jeanne Madeleine Gaudar de Corseaux dépose la somme de quarante livres de Suisse avec un intérêt de 4%. Le Secrétaire-Caissier signe Levade fils.

Le 4 janvier 1815, la Banque octroie le premier prêt au citoyen nommé Rohrbach. En fin d'année, la Caisse présente un capital de plus de 8'000 livres, ce qui témoigne d'un envol réussi.

1814

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En 1821, la Municipalité de Vevey répond favorablement à une demande des dirigeants de la Caisse d'Epargne du District, tendant à nommer deux de leurs municipaux pour le contrôle des comptes de l'exercice.

La Municipalité conservera ce rôle de réviseur des comptes jusqu'en...1930.

En 1824, le Dr. Louis Levade (1758-1839), une personnalité veveysane remarquable qui est pressentie pour avoir contribué à la création de la Caisse d'Epargne de Vevey, publie le "Dictionnaire géographique, statistique et historique du Canton de Vaud".

L'un de ses deux fils a été le premier Secrétaire-Caissier de la Banque.

1821

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En 1844, le siège de la Caisse d'Epargne est déplacé à la Cour Matty, après l'achat par la Banque d'une partie des immeubles de ce lieu. Cette situation d'extrême proximité avec le centre de l'activité marchande de la ville, permet à la Caisse de se développer. A cette époque, les notaires officient en tant qu'intermédiaires et représentent la clientèle désireuse d'entrer en affaires hypothécaires avec la Banque.

En 1845, la Banque Cantonale Vaudoise est fondée, 30 ans après la Caisse d'Epargne de Vevey. La Banque Cantonale vient complémenter le paysage bancaire vaudois, après les fondations de la Caisse d'Epargne du Chenit (1816), de la Caisse d'Epargne et de Prévoyance de Lausanne (1817) et d'Yverdon (1820), des Caisses d'Epargne du District de Moudon (1822), de Morges (1828), de Nyon (1828), du District de Cossonay (1833) et d'Orbe (1833), de la Caisse d'Epargne et de Prévoyance de Sainte-Croix (1834), de la Caisse d'Epargne du District d'Aigle (1835), du District du Pays-d'Enhaut (1835) et d'Aubonne (1837).

Avec le Crédit Mutuel de la Vallée fondée en 1867, les Caisses d'Epargne d'Aubonne, de Cossonay, de Nyon et de Vevey subsitent encore aujourd'hui. Elles bénéficient toujours d'une base solide composée d'une clientèle régionale fidèle, qui reconnaît en elles le respect du métier traditionnel de banquier et la vocation de proximité.

1844


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Après l'adoption par la Confédération helvétique d'une nouvelle Constitution fédérale, la Caisse d'Epargne commence à remplacer les kreuzer et les batzen par le franc suisse, nouvelle monnaie fédérale.

Les anciens termes de mesure demeurent. Dans les rapport commerciaux, pour définir la valeur des terrains ou pour assurer l'échange de marchandises, on utilise les unités de mesure comme les pieds, les lieues, les fossoriers. On parle d'onces et de livres ou de pots et de demi-pots.

C'est à ce moment que le Conseil de Direction de la Caisse d'Epargne du District adopte le système décimal. Il préconise d'utiliser uniquement la référence aux francs et aux centimes et d'abandonner la référence aux anciennes monnaies pour faciliter la tenue des comptes. Cette proposition très avant-gardiste est acceptée en 1848 par l'Assemblée générale de la Caisse d'Epargne du District de Vevey.

1848

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En 1855, MM. Roy et Cie installent un imposant atellier de mécanique sur l'emplacement des futurs Ateliers de constructions mécaniques de Vevey. Le développement industriel et artisanal, dont le commencement de la commercialisation des farines lactées par Henri Nestlé en 1867 est une étape déterminante, profite à la Caisse d'Epargne du District qui bénéficie d'une progression parallèle de ses affaires.

Dès ces années, les premières fabriques de cigares attirent de nombreux ouvriers et ouvrières. On peut citer les entreprises Bertholet, Hoffman, Taverney et Dupraz. Les usines tournent à plein régime et la prospérité est au rendez-vous.

1855

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La Caisse d'Epargne du District change d'adresse. Elle vend ses immeubles de la Cour Matty au notaire Dupraz pour la somme de 50'000 francs, et s'établit au deuxième étage de la maison de Charles Félix Bérengier, en 1865. A partir de cette année-là, la Banque se mettra à la recherche de nouvelles surfaces pour installer ses bureaux. En attendant, elle établi un accord avec la Municipalité de Vevey, et loue à la Ville une partie de l'Ancienne Conciergerie, à la rue du Panorama. Elle loue également un appartement pour le Secrétaire-Caissier, qui, de par sa proximité, assure la sécurité des fonds déposés dans le coffre de la Banque.

1863

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En 1887, la signature d'un contrat pour l'installation du téléphone dans le bureau de la Caisse d'Epargne engendre un coût de 150 francs par an. La Station centrale de Montreux est ouverte tous les jours de 7 heures ou 8 heures du matin à 21 heures pour obtenir les communications.

A la fin des années 1880, la somme maximale en dépôt est limitée à 500 francs par déposant. Cette règle est établie parce que les fonds dont dispose la Caisse d'Epargne sont parfois très abondants. Elles les place en obligations publiques, dans l'attente de bonnes occasions de placements hypothécaires. Mais elle doit parfois aussi refuser d'accorder des prêts, faute de disponible. Il était en effet d'usage de n'utiliser que les fonds épargnés par la clientèle pour financer des prêts. A la même période, elle souscrit au capital-actions de la Société électrique Vevey-Montreux, prête à la nouvelle société des Ateliers de Constructions mécaniques de Vevey et propose de s'engager dans la société du Chemin de fer Vevey-Bulle-Thoune.

1887

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La Caisse d'Epargne acquiert une parcelle au lieu-dit Derrière-la-Ville à Jean Freymann pour 14'000 francs. Elle prépare avec minutie le projet de construction d'un bâtiment adapté à la pratique commerciale d'une "vraie" banque, sous l'impulsion du notaire Eugène Monod, secrétaire-caissier de la Caisse pendant 44 ans. L'immeuble, une fois construit, devient celui de l'avenue de la Gare 16. Le siège de la Banque restera l'emblème de la Caisse pour les nombreuses familles de la région clientes de la Banque, cela pendant 96 ans. Aujourd'hui encore, une plaque de marbre vert orne cet immeuble dont les façades ont gardé l'aspect d'origine.

La proximité de la gare, zone de forte influence, ainsi que des centres industriels et artisanaux, permet à la Caisse d'Epargne de développer ses affaires en toute sérénité. En cette fin de siècle, l'essor économique de la Riviera vaudoise est important grâce aux nombreuses entreprises établies dans un bassin dynamique.

C'est ainsi qu'en 1898, la Caisse achève les travaux de construction de son immeuble, sous la direction de l'architecte Henri Schobinger, qui sera admis au Conseil de Direction de la Banque au sein duquel il siégera jusqu'en 1937. Aujourd'hui, son arrière-arrière petite fille, Céline Schobinger, championne de Suisse de tir-à-l'arc, est soutenue par la Banque dans l'activité de son sport, perpétuant ainsi en quelque sorte le lien qui unit la Caisse d'Epargne Riviera avec cette famille veveysane.

En 1899, alors que Vevey fête ses vignerons, un phénomène nouveau apparaît sur le marché de l'argent : la hausse générale de son loyer et donc des taux d'intérêts. Il faut relever que ces derniers n'ont presque pas bougé depuis 75 ans à la Caisse d'Epargne du District. Il vont fluctuer beaucoup entre 1900 et 1915. La surchauffe du début du XXème siècle montre le bout de son nez.

Les affaires sont florissantes. Par l'octroi de nombreux prêts, la Caisse soutient les artisants de la Ville : menuisier, libraire, scieur, charpentier, charron, lampiste, boucher, horloger, bijoutier, ferblantier, marchand de primeurs, poêlier fumiste en bénéficient, ainsi que les entreprises locales, telles que l'imprimeur Klausfelder Frères et la Société des Chocolats au Lait Peter. A cette époque, les relations avec l'Hôtel des Trois Couronnes se consolident et les tractations commencent avec l'Hôtel-Pension de famille, un voisin de la Banque.

En 1900, une enquête commandée par la Municipalité permet d'établir un portrait assez précis de la Commune de Vevey. Sur 758 immeubles dénombrés, il existe 2'772 logements, soit 12'229 locaux occupés par 11'128 personnes. On compte 669 immeubles alimentés en eau des Avants, 70 qui n'ont pas d'eau et 13 dont l'eau potable provient de sources particulières. L'enquête permet de constater qu'il y a pénurie de logements bon marché, avec un loyer plus ou moins en rapport avec le salaire des ouvriers et mdestes employés, soit dans le prix de 250 à 400 francs par année. La Municipalité de Vevey tire la conclusion qu'elle doit promouvoir plus activement la construction d'habitations bon marché. La Caisse d'Epargne du District souscrit à ce genre de propos. Le Conseil de Direction favorise la création de nouvelles constructions et étudie de nombreux dossiers proposant l'édification de logements neufs.

En 1901 la place du Marché accueille une Exposition Cantonale Vaudoise. La Caisse accorde un fonds de garantie pour cette manifestation. L'exposition se veut une vitrine du dynamisme économique, de l'inventivité cantonale et le miroir utopique d'un monde "presque" sans soucis. La Caisse d'Epargne se voit distinguée par l'attribution d'une médaille de bronze qui couronne la présentation de tableaux représentant l'évolution des affaires des caisses d'épargne publiques du canton.

En 1902, la Compagnie des Chemins de fer Electricques Veveysans construit un réseau de voies ferrées local et en 1903 le tramway est prolongé de Chillon à Villeneuve.

Durant les années 1906 et 1907 la Caisse octroie de nombreux prêts pour des montants inégalés. Le Conseil de Direction ne peut bientôt plus honorer les demandes de prêts faute de disponible. Les déposants se désintéressent de l'épargne, trouvant des opportunité de placement plus rémunératrices, par exemple dans des obligations et des actions de sociétés. La Caisse d'Epargne du District de Vevey fait face à des difficultés pour récolter des fonds. Durant cette période de surchauffe très marquée, la Caisse consacre ses derniers placements hypothécaires à la Ville de Vevey et à la maison Obrist & Cie. Elle décide alors de geler ses placements hypothécaires pour placer ses liquidités dans des capitaux réalisables à court terme.

1896

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L'année 1913 est marquée par des variations de taux difficilement supportables. Les perspectives d'avenir sont limitées. Toutes les demandes de financement hypothécaire sont refusées par le Conseil de Direction. Une ligne de crédit est néamoins ouverte en faveur de la Compagnie du Gaz et du Coke pour ses propres besoins à court terme.

La Caisse propose ses services à 6'481 épargnants, pour un montant total de dépôts de 7'217'000 francs. Elle annonce une réserve de 611'880 francs. Le premier conflit mondial est sur le point d'éclater.

Le centenaire de la Caisse est célébré dans un climat morose. La déclaration de guerre, en juillet 1914, jette un froid sur cet anniversaire. Les années de guerre qui vont suivre sont incontestablement les plus difficiles de tous les temps pour la Caisse d'Epargne du District. Elle décide de geler ses placements hypothécaires et affecte le disponible à l'achat de fonds publics facilement réalisables, tels que des obligations des Chemins de fer Fédéraux et du Canton de Vaud, ainsi qu'en emprunts fédéraux de mobilisation. Nonobstant un disponible sans cesse croissant - 268'000 francs en octobre 1913 et 987'000 francs en aoûts 1921 - la Caisse ne fait plus une seule affaire hypothécaire jusqu'en décembre 1921.

Au début de l'année 1914, elle trouve l'appui de la Banque Cantonale Vaudoise qui s'avère un soutien précieux en ces temps de crise.

En 1915, la Banque se dote d'un fonds de réserve. Les mouvements des déposants sont impressionnants, les décisions sur les taux sont difficiles à prendre au vu de la taille croissante du disponible qui rapporte peu.

1913

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En 1920, la situation est jugée particulièrement grave : la Banque a cessé depuis longtemps son activité de prêts hypothécaires, a englouti son fonds de réserve et a dû déprécier périodiquement la valeur des titres en portefeuille. Ses bénéfices reportés ont été absorbés dans un contexte où l'épargne n'est plus attractive. les retraits excèdent 600'000 francs en une seule année. La Caisse décide d'approcher en toute discrétion le Crédit Foncier Vaudois, en vue d'une absorption. Pour le directeur de ce dernier établissement, le moment est mal choisi. Piquée par cette réponse, la Caisse d'Epargne du District de Vevey ne remettra plus jamais la question sur le tapis.

En 1921, la situation se redresse. Deux ans plus tôt, la Caisse avait refusé les premières demandes de complément de prêt, s'en tenant à la ligne de conduite qui était en vigueur depuis la déclaration de la Première Guerre Mondiale. En décembre, elle accorde un premier prêt. C'est une nouvelle renaissance.

Au cours de l'année 1923, la Caisse d'Epargne prend une décision audacieuse qui s'avérera payante. Elle reprend de la Caisse de retraite des CFF un crédit d'un montant important - qui lui est inhabituel - de 800'000 francs, accordé à la Société immobilière de la rue de Lausanne sur ses immeubles en plein coeur commercial de la ville.

Entre 1925 et 1927, les prêts s'étendent aux villages et villes voisins, à St-Légier-La Chiésaz, à Corseaux, à La Tour-de-Peilz, à Montreux. Et c'est en 1927 que la Caisse adopte la forme juridique d'une société coopérative, forme qui la caractérise encore aujourd'hui.

1920

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A partir de 1931, la Caisse d'Epargne du District de Vevey entre dans une nouvelle phase difficile qui durera précisément 10 ans. A ce moment-là, la Suisse ressent les effets d'une crise européenne profonde qui se déroule sur fond de montée des nationalistes, bruit de bottes et appartition de précarité sociale. Les taux baissent successivement de plusieurs points, les emprunts publics de première qualité sont tous remboursés. Pour la Caisse d'Epargne du District de Vevey, la solidité du bilan annuel est affectée. Les déposants affluent momentanément, si bien que la Caisse ne parvient plus à placer ses liquidités. En 1932, l'hôtellerie régionale est en difficulté. Néamoins, la Caisse continue de soutenir ses partenaire hôteliers tout au long des années d'austérité.

En 1933, le montant des retraits dépasse à nouveau celui des dépôts.

C'est en 1935 que la Confédération prend une décision déterminante qui contribue à la stabilité du système bancaire suisse : elle promulgue la Loi fédérale sur les Banques et Caisses d'Epargne. Cette loi transforme le système bancaire en profondeur et, indirectement, permet aux petits établissements de traverser cette nouvelle période difficiel, en leur fournissant un cadre légal. Le contrôle des comptes par une fiduciaire devient obligatoire, tout comme la création d'un fonds de réserve. La Caisse d'Epargne du District de Vevey désigne l'Union des Banques Régionales, Caisses d'Epargne et de Prêts, sise à Zurich, comme Organe de révision.

1931

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A la mi-année 1941, les liquidités sont toujours abondantes et les occasions de placements immobiliers et obligataires toujours nulles. Mais les retraits des clients ont cessé. C'est un tournant.

En 1942, la Caisse octroie de nouveaux prêts, le résultat de l'exercice eset jugé très favorable. La Banque décide alors de constituer, avant bouclement, une réserve de 10'000 francs à attribuer à un Fonds de Prévoyance en faveur du personnel. Ce fonds verra officiellement le jour en 1948, formalisé par des premiers statuts et la formation d'un comité.

Le 26 décembre 1946, la Caisse d'Epargne devient propriétaire du Château, appelé aussi "Belle Maison" et situé au coeur de la Ville à quelques pas du lac Léman. La société d'assurances sur la vie Rentenanstalt à Zurich veut se défaire de ce bien ou le faire détruire. Elle considère cet immeuble de peu d'intérêt du point de vue financier. En acquérant le Château, la Caisse ne poursuit pas un objectif financier, mais plutôt celui de conserver ce bien inestimable dans l'intérêt de la collectivité veveysane. Elle met alors les locaux à la disposition de la Confrérie des Vignerons.

1941

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La Caisse d'Epargne adhère à la Banque Centrale des Lettres de gages des Instituts Suisses de Crédit hypothécaire. Elle prend cette décision dans le but de bénéficier de facilités, non pas pour faire usage de la possibilité d'octroi de liquidités pour faire de nouveaux placements hypothécaires, mais pour parer à l'éventualité de besoins de trésorerie. Le climat est à la détente et l'on salue la présence de membre de la famille Cuénod, au Conseil depuis 135 ans.

En 1950, le niveau du disponible s'élève à un niveau jamais atteint, à 1'100'000 francs. Des encarts publicitaires paraissent dans la presse locale pour vanter les placements en crédits de construction et les prêts contre nantissement des livrets d'épargne.

1948

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Au début des années 1960, un prêt sur deux concerne des crédits de construction. Sur les Communes de Saint-Légier-La Chiésaz, Blonay, La Tour-de-Peilz et Chardonne, puis sur les Communes de Jongny, du Mont-Pèlerin et également des Monts-de-Corsier. Dès 1962, les constructions de villas se multiplient dans la région.

Le Conseil de Direction constate que la région est en mesure, en raison de sa situation, de se révéler un paradis pour les étrangers et, par conséquent, que la situation du marché immobilier y est très particulière. Il ne se départit pas de sa prudence pour les octrois de prêts et refuse, par exemple, certains projets si le prix des terrains est jugé excessif.

C'est encore en 1962 que la Caisse propose des livrets au porteur à sa clientèle, à un taux d'un demi-pour-cent inférieur à celui des carnets nominatifs. Elle étend également ses prestations dans le domaine de la prévoyance.

Les 150 ans de la Caisse sont célébrés à l'Hôtel des Trois Couronnes, elle réunit huitante-et-un convives.

1960

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Sous l'impulsion du nouveau gérant, M. Louis Mottier, une palette de nouveaux produits est offerte aux clients : nouvelles catégories d'épargne, comptes courants ouverts auprès d'autres établissement pour faciliter les virements, bons de 20 francs à remettre aux parents de nouveau-nés, introduction de tirelires, comptes épargne pour personnes âgées. La promotion est intégrée dans les frais de fonctionnement : publicité dans les vitrines, participation aux frais de publicité bancaire, à la télévision, de l'Association suisse des banquiers.

1967


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La Caisse d'Epargne du District de Vevey adapte ses structures et se dote d'un capital social. L'émission de parts sociales poursuit un objectif fiscal et se révèle être positive, puisqu'elle permet de fidéliser les sociétaires et clients de la Banque. Le premier dividende, de 6%, est payé en 1972.

Il est décidé de modifier les statuts pour permettre la rémunération des membres du Conseil de Direction, qui oeuvraient bénévolement jusqu'alors. L'Assemblée générale de 1972 profite d'attribuer la fonction de directeur au gérant avec la responsabilité de la gestion de la société. Dans la foulée, elle décide de donner au Conseil de Direction le statut de Conseil d'administration.

La même année, le contexte économique se durcit. Le Conseil fédéral interdit le placement des fonds étrangers dans des immeubles en Suisse et les autorités fédérales décident de façon draconnienne de limiter les crédits et de les contingenter. En cas de dépassement du contingeant, un versement intégral correspondant doit être versé par la banque sur un compte gelé à la BNS.

Le travail administratif est croissant et la recherche de personnel qualifié s'avère de plus en plus difficile pour les petites banques. La Caisse se rend à l'évidence qu'elle doit étendre sa collaboration avec les autres banques régionales vaudoise. Sous l'impulsion du directeur, un centre électronique de calcul est mis sur pied afin de rationaliser le travail administratif. Il provoque l'intérêt des Caisses d'Epargne de Nyon, de Moudon et de Château-d'Oex. Cette centrale est abandonnée en 1979, vaincue par les difficultés d'exécution et les progrès technologiques de plus en plus rapides.

Dès les premiers mois de 1974, le Conseil d'administration gèle volontairement l'octroi de nouveaux prêts, les limitant à des très petits montants. L'afflux de nouveaux dépôts est important. Le frein imposé par les autorités fédérales déploie ses effets. La Caisse d'Epargne introduit les obligations de caisse, s'alignant sur l'offre des autres établissements de la place. Les taux atteignent 6%. La BNS les contrôle. La concurrence est de plus en plus vive.

En 1976, les activités de prêts reprennent. Le Conseil fédéral a abrogé les contingents une année plus tôt. L'Eurochèque est introduit. La Caisse d'Epargne du District adhère au système de clearing bancaire afin, notamment, d'assurer la gestion du trafic des chèques postaux.

En 1979, pour la première fois, le bilan de la banque passe au-dessus de la barre des 100 millions de francs.

1971

  • Caisse Epargne Riviera
  • Caisse Epargne Riviera

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C'est en octobre 1986 que la Caisse d'Epargne vend, à la Confrérie des Vignerons, le bâtiment dit "Le Château". Durant 40 ans, l'immeuble aura été la propriété de la Banque qui y aura procédé à des travaux de transformation et d'entretien réguliers.

A partir du début des années 1990, la crise frappe la Riviera de plein fouet. Son secteur de la construction est le premier touché. De nombreux emplois sont perdus. Les Ateliers Mécaniques de Vevey ferment leurs portes en 1992. Installée à Fenil, la fabrique de cigares et de cigarettes, Rinsoz et Ormond SA, qui en 1968 employait encre 620 personnes, change de propriétaire; les locaux abritent depuis lors un centre de production de biotechnologie pour l'entreprise Serono.

1986

  • Caisse Epargne Riviera
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  • Caisse Epargne Riviera

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Pendant près de 100 ans, la Caisse d'Epargne du District de Vevey a occupé les locaux de l'immeuble de l'avenue de la Gare 16. Ces locaux devenant vétustes, elle déménage en 1996 dans l'immeuble au n°3 de l'avenue Paul-Ceresole. Cet emplacement est plus attractif, l'activité commerciale de Vevey ayant migré au-delà de l'axe situé entre le Collège et la Gare. Aujourd'hui, c'est à la même adresse que se situe le siège de l'Institution veveysane.

1996

  • Caisse Epargne Riviera
  • Caisse Epargne Riviera
  • Caisse Epargne Riviera

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La création de Riviera Finance SA en 1999 répond à la volonté de la Caisse d'Epargne du District de Vevey de mener des activités dans le domaine de la gestion de patrimoine. Majoritaire dans le capital de cette société, elle facilite son intégration dans le tissu économique régional. Chaque entité peut ainsi agir de manière performante et indépendante pour le développement des affaires du Groupe. Le concours des affaires développées par Riviera Finance confère à la Caisse d'Epargne du District une diversité de services qu'elle offre à sa clientèle.

1999

  • Caisse Epargne Riviera

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Suite à l'adoption de la nouvelle Constitution vaudoise et le redessinement des districts, l'appellation District "de Vevey" disparaît en 2008 pour devenir "District Riviera-Pays-d'Enhaut". Aussi, la Caisse d'Epargne du District de Vevey s'adapte-t-elle à la nouvelle situation : elle devient la Caisse d'Epargne Riviera.

2008


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Signe fort du succès de la proximité, c'est en 2010 que, pour la première fois depuis sa fondation, la Banque ouvre une Agence, qu'elle établit en face du Marché couvert de Montreux. La Caisse d'Epargne Riviera affiche dès lors une plus grande visibilité régionale.

2010

  • Caisse Epargne Riviera
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En 2014, privilège exceptionnel, la Caisse d'Epargne Rivera peut se prévaloir d'une existence bicentenaire. Deux cents ans que des hommes et des femmes de la région portent cette entreprise en s'adaptant, en tout temps et avec prudence, à la nécessité d'un renouvellement constant. Encore aujourd'hui, malgré le contexte financier caractérisé par le "trading à haute fréquence", la Caisse d'Epargne Riviera reste fidèle au vrai métier de banquier. Celui que ses nouveaux statuts, adoptés en 2008, lui assignent pour vocatioin, dans des termes presque similaires à ceux de 1814 : "La société a pour but l'exploitation d'une Banque régionale, notamment par la promotion et l'encouragement de l'épargne et l'exercice d'une activité de négociant en valeur mobilières (...)"

2014

  • Caisse Epargne Riviera
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